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MAI.... 68

MAI

Faîtes l’amour, pas la guerre

Le mois de Mai est primordial pour moi. Mai 68… Paris est dans les rues… Ouvriers et étudiants, main dans la main, convaincus que la plage est sous leurs pieds et qu’il suffit d’arracher les pavés pour que la mer apparaisse, généreuse et remplie de messages leur promettant des jours meilleurs. Avec cette prophétie fondamentale pour la vie humaine : “Faîtes l’amour, pas la guerre“ et ce cri qui résonnait dans le monde entier : “Hô, Hô, Hô Chi Minh, lucharemos hasta el fin”.
Ce “68“ occupe aujourd’hui, tout mon corps puisque le 13 mai est le jour de mon anniversaire.
Pour conclure, ces “68“… que j’accomplis aujourd’hui, ce sera mon Mai 68 à moi. Je travaillerai durement pour parvenir à devenir une étincelle de cette histoire. Je dois reconnaître que je ne me suis pas vraiment préparé car ce n’est que ce matin que j’ai réalisé que ce défi se dressait devant moi, ce qui m’a pris par surprise… !
Mais l’année prochaine je ne me ferai pas surprendre… Mai 69 !! Avec tous les progrès scientifiques et techniques, je sais que je pourrai assurer le minimum syndical.
Merci à tous mes amis qui m’ont envoyé des messages et à tous ceux qui ont oublié de le faire.

Oscar Castro

El mes de mayo es un mes sensacional para mí. Mayo 68... París, en las calles... Obreros y estudiantes convencidos que la playa estaba allí y que sólo había que sacar las piedras, para que apareciera ese mar generoso lleno de mensajes prometiendo días mejores. Acompañado de esa profecía fundamental para la vida humana: “Hagamos el amor y no la guerra”. Y ese grito que resonaba en todo el mundo: “Hô, Hô, Hô Chi Minh, lucharemos hasta el fin”.
Este 68, entró hoy entero a ocupar mi cuerpo, ya que el 13 de mayo es el día de  mi cumpleaños.
En conclusión, estos 68 que tengo, será mi Mayo 68 mío. Trabajaré duro para llegar a ser un destello de aquel histórico. Debo confesar que no lo he preparado muy bien, ya que sólo me dí cuenta esta mañana y me pilló de sorpresa...!
En todo caso, el año próximo no me pillará de sorpresa... Mayo 69 !!, con todos los adelantos técnicos y científicos, sé que podré asegurar el mínimo sindical.
Gracias a todos mis amigos que me han mandado mensajes de saludo y también gracias a los que se les ha olvidado hacerlo.

Oscar Castro

 

 

LE MOIS DE MAI

Mai 2015

Le mois de Mai est un de mes préférés.

 

En France, ma seconde patrie, on dit « en Mai, fais ce qu’il te plait ! », et moi ça me plait de faire ce qu’il me plait. Mai, mois de la liberté, de l’arrivée de ce printemps qu’on attend depuis un an, Mai est aussi le mois de mon anniversaire… mais surtout celui de ma Sylvie, mon printemps à moi. Nous sommes donc deux taureaux, toujours prêts à…! Mai, c’est un mois qui ne vient jamais sans son lot de surprises… ainsi, la troupe du Théâtre Aleph prépare ses valises pour partir en Inde au « Festival Bratyajon Theater », juste un petit raccourci pour que j’aille ensuite travailler avec des jeunes au Brésil.

 

Et à Ivry-sur-Seine me direz-vous ? Mais c’est qu’ici, dans notre port d’attache, les activités ne s’arrêtent jamais, le programme de fêtes de nos vingt cinq ans bourgeonne, fleurit… 

 

Juste un petit mot pour finir, ce mois de Mai nous amène aussi la sortie du superbe film « On est vivants » de notre amie réalisatrice Carmen Castillo, un documentaire sur  l’engagement politique d’aujourd’hui, et je vous invite très amicalement à ne pas tarder pour aller le voir.

 

Alors, à bientôt, au bonheur de partager du bonheur avec vous !   Un abrazo.

 

Oscar Castro

 

 

Mayo es uno de mis meses preferidos.

 

Es el mes de mi aniversario. Además, me gustan los toros porque son buenos para pelear. Es un mes que me trae sorpresas. En estos momentos estamos preparando las maletas para ir en India "Festival Bratyajon Theather" y luego a Brasil. Mientras que los camarines del teatro Aleph Paris están funcionando a toda maquina para los diferentes espectáculos que el Aleph continuara presentando en este mes de mayo el mejor del año.

Entre todas esta sorpresas esta la salida de filme de nuestra gran cineasta chilena Carmen Castillo: « On est vivants ».

 

Oscar Castro

Alain TOURAINE parle de LA BRUME

10 mars 2015

Une Brume… qui se lève.

Le sujet préféré des auteurs c’est leur propre création.

Sartre y a consacré un des premiers volumes de ses "Situations" : "Qu’est-ce que la littérature ?" et un des grands succès de la nouvelle vague au cinéma fut "La nuit américaine" de Truffaut.
Oscar Castro a toujours cherché à passer de l’autre côté, à être l’objet principal des pièces qu’il écrit. Le jeu est dangereux, mais quand il est réussi, quand l’auteur entre en lui sur le bout des pieds sans faire de bruit, par effraction ce peut être une grande réussite. C’est le cas cette fois et il entraîne dans le talent et l’humour, non seulement Sylvie – c’est bien la moindre des choses – mais toute la petite troupe qui s’envole dans les cintres.

Un régal. Allez le voir. Si vous l’avez déjà vu, je sais que vous l’aurez déjà recommandé à vos meilleurs amis, ceux qui aiment le théâtre… et Oscar.


Alain Touraine

Chronique sur "La Brume"

02/03/2015

Fable moderne écrite et mise en scène par de Oscar Castro

Fable moderne écrite et mise en scène par Oscar Castro, avec Oscar Castro, Sylvie Miqueu, Natacha
Moyersoen, Catherine Max Martineau, Tales Resende, Anais Alric, Cathy Treskow et Pascal Campinos.

Depuis la co-fondation du Théâtre Aleph au Chili en 1976 qu'il a ensuite emporté dans sa valise d'exil pour la France, le comédien, metteur en scène et dramaturge Oscar Castro reste un Don Quichotte du théâtre qui, s'il ne peut changer le monde, ne renonce pas à en rêver par son appel au discernement pour lutter contre les leurres et les dérives d'une démocratie déliquescente.
Dès lors rien que d'évident que ce personnage emblématique soit au cœur de son opus intitulé "La brume", en référence à la chape de bêtise, d'injustice, de désenchantement et de corruption généralisée qui augure ce siècle, dans lequel un metteur en scène, son double autofictionnel, part en quête du tombeau du chevalier à la triste figure pour en délivrer l'âme combattante.
Oscar Castro a concocté une partition qualifiée de "fable moderne" qui, par son écriture comme par sa mise en scène, et comme nombre de ses pièces, résiste à l'étiquetage parce qu'affranchie des codes et des conventions théâtrales classiques et inscrite dans l'héritage d'une théâtralité dadaiste comme du surréalisme et de l'absurde, elle s'appuie sur l'esthétique de l'antiréalisme absolu pour traiter de la réalité.
Peut-être pour réinventer le théâtre comme le Théâtre Aleph, dans lequel sont audibles les bruits de la rue et où flottent les savoureuses effluves de la carbonada que spectateurs et comédiens partageront à l'issue du spectacle, réinvente le théâtre en tant que lieu convivial créateur de lien social et de partage.
Dans "La brume", il est également question du rapport entre la réalité et la fiction, ainsi que du théâtre, de l'illusion théâtrale, du personnage anti-pirandellien. Ainsi que du personnage devenu créature dotée d'une conscience autonome et de l'immortalité, une belle tentation pour un auteur que de le vampiriser pour parvenir à ses fins.
Oscar Castro, à la mise en scène et au jeu, est le chef d'orchestre de cette partition kaléidoscopique inscrite dans la veine du burlesque tragi-comique et interprétée avec verve et passion par la troupe du Théâtre Aleph.

MM www.froggydelight.com

http://www.froggydelight.com/article-15862-La_brume.html

 

LA FAMILIA CALIFORNIA

mars 2015

édito

Voici bientôt un demi-siècle que le théâtre Aleph est né au Chili à une époque merveilleuse où les jeunes d’Amérique Latine donnaient leur vie pour construire une société plus juste.
onde à bord de notre navire de guerre, le “Supertricio”, pour raconter nos histoires. A cette époque on se faisait appeler “la familia California”.

 

Puis, fatigués de tant voyager, nous avons posé l’ancre dans le port d’Ivry sur Seine. Installé dans notre théâtre, l’Aleph a présenté une activité culturelle permanente avec ses pièces de théâtre et des productions artistiques venues du monde entier.

Un jour, sans savoir quand ni comment, est apparu dans le sein de notre théâtre un “duende” qui a grandi avec ses chants et ses propres rêves pour finir par construire son propre navire de guerre : ainsi est né le théâtre “El Duende” et sa compagnie, également amarrés à Ivry sur Seine. Cosme Castro et ses “Labos Cinégénétiques” monte et dirige le Kabaret de la dernière chance. Anai Castro Heyman crée sa propre école de théâtre en anglais… Et ce n’est que le début d’une longue histoire qui promet d’être extraordinaire.

 

Chaque mois, en annonçant nos activités, nous raconterons d’autres événements qui font partie de la légende aléphienne.

 

 

Con el estreno de “La bruma” han comenzado los festejos que marcan estos 25 años.

Hace medio siglo que el Teatro Aleph nace en Chile en una época maravillosa en que los jóvenes en América latina daban sus vidas para construir una sociedad mas justa. El intento no nos dio resultado y partimos por el mundo, en nuestro buque de guerra el: “Supertricio”’ a contar nuestras historias. En aquella época nos hacíamos, llamar la familia California.

Un día fatigados de tanto viajar tiramos ancla en el puerto Ivry/sur seina.  Instalados en nuestro teatro, el aleph a realizado una actividad cultural permanente con sus obras de teatro y producciones árticas venidas del mundo entero.

Un día sin saber ni como ni cuando apareció en nuestro teatro un duende que fue creciendo con sus cantos y sus propios sueños, construyo su propio buque de guerra y nace “El teatro el Duende” con su propia compañía, tambien en Ivry/s. Cosme Castro dirige el Cabaret con “Labo…y Anai Castro Herman con Teatro en Ingles…Y esto es solo el principio de lo que será una enorme historia.

 

Cada mes anunciando nuestras actividades contáremos otros acontecimientos que forman parte de la leyenda alefiana.

EXPOSITION / CONCERT

20 mars à 20h30

Claude Astier / Dominique Mac’Avoy / Marie-Hélène O’Neill
Un trio explosif !
Exposition jusqu'au 30 avril 2015

Ils ont partagé des tranches de vie, des verres de vin, des bons plats durant des décennies. Et quand ces amis partagent aussi leur art, ça donne envie d’entrer dans la ronde.
C’est ce qu’ils ont fait en 1999 pour l’album « Le bal du malheur » et en 2010 pour l’album « Délires et vicissitudes de l’amour »

Claude compose, écrit, joue et chante, Dominique chante et Marie illustre avec ses pinceaux ces histoires d’un couple déjanté qui règle ses comptes en chansons jubilatoires.

TARIF UNIQUE

10 €

APRÈS LE SPECTACLE

Un plat latino est offert par le théâtre après la pièce, partagé entre artistes et public dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

FERENCE

12 mars 2015 à 19h

LA RÉPUBLIQUE ET LA LAICITÉ

Pour fêter nos 25 ans à Ivry, nous avons décidé d’ouvrir au Théâtre Aleph des agoras autour de figures indisciplinées de l’humanisme contemporain, pour nous aider à ne jamais renoncer à l’utopie d’un monde fraternel – En toute simplicité !
 

Par les temps qui courent, préférant ne pas utiliser le mot "con", nous vous invitons à une "Férence" sur le thème "La République - La Laïcité ".

Avec la participation de:
Alain Touraine, sociologue
Adel Hakim, metteur en scène - directeur du Théâtre des Quartiers d'Ivry
Jacques Lederer, écrivain
Emmanuel Brassat, philosophe

EXPOSITION PHILIPPE BEZARD

du 28 février au 19 mars 2015 au théâtre Aleph

Vernissage le samedi 28 février 2015 à 19h en prélude à la pièce La Brume à 20h30.

25 ans à Ivry déjà. Ou seulement. 
On se pratique depuis si longtemps avec le Théâtre Aleph que c’est la famille au-delà de la famille. La familia California. 
En ces lieux, c’est notre mémoire qui est en partage. Cette exposition est une pierre de plus à l’édifice. 
Continuons le combat. 
                                                                                                
Philippe Bezard

nager à contre courant

février 2015

édito

Nager à contre-courant, c’est l’unique manière pour l’être humain d’admirer le paysage", disait mon grand-père.
J’ai testé à plusieurs reprises… Avec un effort extraordinaire, je parvenais à avancer de quelques mètres. Epuisé, je me laissais porter par le courant qui me ramenait au point de départ. Je recommençais et je revenais toujours au même endroit.
J’ai passé ma vie à tenter de comprendre le dicton de mon grand-père. J’avais beau nager à contre-courant, je ne voyais pas le paysage, me consacrant à ma seule mission : celle de gagner cette lutte engagée contre le courant.
Ce n’est qu’en sortant de l’eau que je me consolais de ma déroute. Je m’asseyais près de la rivière et en me séchant au soleil, j’admirais le paysage : les arbres en mouvement ; les animaux paissant dans les prairies ; un train au loin… Quelle merveille de le voir traverser le pont de fer pour franchir la rivière.
Le théâtre Aleph a toujours nagé à contre-courant, nous n’avons jamais navigué que dans cette direction. C’est peut-être une utopie démesurée, surtout dans ce monde de guerre et de terrorisme religieux où les Dieux de l’Olympe règlent leurs comptes avec nous.
Le public qui vient nous voir fait aussi partie de ces énergumènes qui nagent à contre-courant. Ce sont des amis et des amis d’amis qui se donnent le temps de partager le pain et le vin après le spectacle dans un seul but : admirer le paysage dans les yeux de leurs frères.
Cette année nous fêtons les 25 ans de notre théâtre à Ivry sur Seine, en nous souvenant de Pierre Gosnat, notre Maire, un humaniste et un grand homme de culture, qui nous a ouvert les portes de cette ville magnifique.
Un abrazo.
Oscar Castro
Directeur du Théâtre Aleph

Nadar contra la corriente es la única manera que tiene el hombre de admirar el paisaje, decía mi abuelo. 
Lo hice varias veces y con un enorme esfuerzo lograba avanzar unos metros, cansado me detenía en el agua y la corriente me dejaba otra vez en el punto de partida, volvía a intentarlo y otra vez obtenía el mismo resultado.
He pasado la vida tratando de comprender el dicho del abuelo. Nadando contra la corriente no veía el paisaje, consagrado a mi única misión, la de vencer en esta lucha contra la corriente.
Solo fuera del agua el paisaje me consolaba de esta derrota. Me sentaba al lado del río, y secándome al sol, admiraba el paisaje, los árboles en movimiento, los animales comiendo en los pastizales, un tren que pasaba a lo lejos, que maravilla era verlo pasar entre los hierros cuando atravesaba el puente.
El Teatro Aleph ha nadado siempre contra la corriente, no hemos hecho otra cosa que navegar en esa dirección. Talvez esta historia es una enorme utopía, sobre todo en este mundo en guerra y de terrorismo religioso en la que los Dioses del Olimpo arreglan sus cuentas con nosotros. 
Nuestro publico, que viene a vernos también nadan a contra corriente son amigos de amigos que se dan el tiempo para compartir pan y vino después del espectáculo con el único fin: de admirar el paisaje.
Este año festejamos los 25 años de nuestro teatro a Ivry/seina, recordando a Pierre Gosnat nuestro alcalde que nos abrió las puertas de esta magnifica ciudad.

Un abrazo.
Oscar Castro
Directeur du Théâtre Aleph

LE THEATRE ALEPH FETE SES 25 ANS A IVRY

2015

Voici déjà 25 ans que notre théâtre s’est installé à Ivry sur Seine.

Le nom d'Ivry viendrait de l'Ivraie, une graminée qui poussait sur les coteaux pierreux de la commune. Ivraie dérive du latin populaire ebriacus (ivre), en relation avec les propriétés enivrantes de cette plante qui devait être arrachée à la main pour ne pas gâter la récolte - "séparer le bon grain de l’ivraie".

Il est bien connu que la “mauvaise herbe” ne meurt jamais. En plus, elle attire les autres mauvaises herbes... Le théâtre Aleph fut coupé de ses racines par la dictature et lancé loin de sa terre natale. Il a traversé les cieux et les océans pour s’installer près de l’ivraie, où il a pu grandir et se multiplier.

Quarante années ont passé depuis ce jour qui a marqué les chemins de mon âme. Et une partie de cette histoire s’est écrite ici, avec vous, avec tous ceux qui ont dit “présent” à tout moment, ceux qui n’ont jamais abandonné notre utopie, et qui l’ont fait croître, transformant le “théâtre Aleph” dans l'unique théâtre latino-américain installé sur cette terre de façon permanente, faisant ainsi partie de l’histoire du théâtre français.

Notre lieu était une fabrique de cartons, abandonnée. Nous l’avons transformée pour en faire notre maison… Un laboratoire, un espace de création et de formation dans lequel nous présentons nos pièces de théâtre… Un lieu de convivialité où se sont connus et mariés des amis, qui par la suite construisirent leur maison, leurs rêves, eurent des enfants, et plantèrent des arbres. Ici ont été célébrés anniversaires, noces et baptêmes, mais aussi pleurs, peines et douleurs. Nous avons baptisé la salle de spectacle du théâtre « Robert Doisneau », en l’honneur de ce photographe mondialement connu qui fut président du Théâtre Aleph avant sa mort.

Et puis si cette belle histoire existe, nous le devons à cet inoubliable ami et camarade, Pierre Gosnat, le Maire d’Ivry-sur-Seine, qui grâce à sa grande  générosité pour la cause chilienne, nous a ouvert la porte de la ville.

Oscar Castro

Directeur du Théâtre Aleph

TOUT LE PROGRAMME

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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